« Une personne qui a subi un traumatisme tentera souvent de le reproduire dans un contexte différent, car elle est incapable de se débarrasser de ce qu'elle a vécu ou de trouver un moyen de l'intégrer dans sa vie. »
- Sigmund Freud
Il est tout à fait naturel que des événements traumatisants tels que la perte d'un être cher, la violence et d'autres événements exceptionnels nous déséquilibrent pendant un certain temps. Cela devient problématique lorsque cette période se prolonge trop longtemps ou commence à influencer presque toutes nos décisions, nos communications et nos rencontres avec de nouvelles personnes. Le processus de deuil, par exemple, passe par des étapes et une durée qui sont presque identiques chez tous les individus. Le travail psychique complet dure environ deux ans et passe par des phases de déni, de colère et de tristesse, pour aboutir finalement à la réconciliation et à l'apaisement. C'est la manière « normale » dont se déroule le processus de deuil chez les personnes en bonne santé. On parle de problème lorsque l'une des étapes ne peut être franchie et que la personne reste prisonnière de celle-ci pendant une période anormalement longue ou d'une manière extrêmement douloureuse. Il est intéressant de noter que la perte d'un être cher ne signifie pas seulement la mort physique, mais aussi la séparation, l'infidélité et le divorce, qui sont vécus avec des émotions similaires à celles des étapes du deuil et constituent des bouleversements importants dans la vie d'une personne. La perte d'un emploi, le déménagement dans une autre ville ou un autre pays, une maladie grave ou tout autre événement qui représente un changement radical pour la personne, son système de valeurs et son mode de vie peuvent également être des expériences traumatisantes.
Une découverte remarquable de Freud est précisément la tendance du traumatisme à se répéter dans la vie lorsqu'il n'est pas surmonté. Il introduit le concept de répétition du traumatisme, selon lequel les individus répètent paradoxalement et inconsciemment des expériences traumatisantes dans le but de les surmonter ou de leur donner un nouveau sens. Cette tendance ne conduit toutefois pas à la guérison, car la personne qui souffre n'est pas en mesure de prendre conscience et d'intégrer la douleur du passé. Freud découvre la tendance paradoxale de la psyché à l'inertie et à l'autodestruction, qui nous conduit parfois à des décisions et à des comportements destructeurs.
Le travail psychothérapeutique permet d'identifier, de nommer et d'évacuer les sentiments douloureux et pénibles, ainsi que de donner une voix aux conflits, aux déceptions et aux souvenirs inexprimés et refoulés. Il est également utile de discuter des convictions personnelles du patient sur les concepts de vie et de mort, de bien et de mal, de foi et d'athéisme. Il existe des techniques intéressantes qui permettent d'évacuer les sentiments et les peurs refoulés, ainsi que de prendre conscience des convictions existentielles profondes du patient. Il est tout à fait possible, par exemple, qu'une personne élevée dans la religion ait en réalité de profonds doutes à ce sujet, ou inversement, qu'il existe des athées qui se sentent lésés par l'absence de sentiment religieux, ainsi que toutes sortes d'autres convictions dont on ne parle pas dans la vie quotidienne et que l'on aborde rarement. il existe des athées qui se sentent lésés par l'absence de sentiment religieux, ainsi que toutes sortes d'autres croyances dont on ne parle pas dans la vie quotidienne et dont on se rend rarement compte de leur influence dans sa vie.
Le sujet de la mort est également tabou pour de nombreuses personnes, qui évitent à tout prix d'y penser. Cela ne signifie toutefois pas qu'elle cesse d'exister et d'exercer une forte influence sur leur vie. La peur de la mort peut être étudiée avec beaucoup de succès dans le cadre d'un processus psychothérapeutique et révéler de nombreuses couches insoupçonnées. Chez différentes personnes, cette peur revêt des visages, des dimensions et des significations différents. Par exemple, la pratique montre que la peur de la mort n'est pas seulement la peur universelle de disparaître complètement et définitivement de ce monde, mais qu'elle peut également signifier pour certaines personnes la peur de « projets, plans et ambitions non réalisés », « d'un devoir ou d'attentes non accomplis » , « d'enfants non nés et de disparaître sans laisser de trace », etc., ou encore la crainte que la mort cause un chagrin inconsolable à des proches dont la personne se sent fortement responsable. L'étude et la prise de conscience de ces peurs conduisent toujours à une réduction significative de leur force et de leur pression, ainsi qu'à la suppression des superstitions inutiles, des cérémonies complexes et inutiles, des rituels magiques ou des décisions irrationnelles, comme parcourir 3 000 km en voiture pour éviter de prendre l'avion !
Balayer sous le tapis des questions aussi essentielles liées à la vie et à la mort ne contribue en rien au maintien d'une bonne santé psychologique. Notre philosophie de vie individuelle est extrêmement importante et nous devons bien la connaître et la perfectionner, car elle peut aussi bien nous rendre malades que nous guérir.
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