Mécanismes psychologiques, prévention et approche thérapeutique globale

Dépendances et psychothérapie – types, causes et approches de prévention et de traitement

Dépendances

« Les vices sont d'abord des passants, puis des invités, et enfin des maîtres ! »

- Talmud

Les dépendances sont parmi les problèmes les plus difficiles et les plus tenaces à traiter. Outre les dépendances bien connues aux drogues et à toutes sortes d'opiacés, à l'alcool, à la nourriture, au jeu ou au sexe, nous pouvons désormais ajouter la « dépendance à l'écran », dont le point commun est l'abus/la consommation excessive et l'incapacité à se contrôler. Il est tout d'abord indispensable de prendre conscience du problème et de le reconnaître, car le plus souvent, la personne dépendante est convaincue qu'elle contrôle tout et qu'elle peut arrêter quand elle le souhaite. Il s'avère cependant qu'il ne prend presque jamais une telle décision, à moins d'y être contraint par les circonstances, son état de santé ou sa situation financière, son entourage, la police ou tout autre facteur externe. Les personnes dépendantes « touchent presque toujours le fond » et ne prennent des mesures de leur propre gré que lorsqu'elles sont « dos au mur ». En cas de dépendance, il est préférable de travailler avec toute la famille, car le rôle des proches est essentiel. Si possible, il est également recommandé d'inclure la personne dépendante dans une thérapie de groupe. Dans l'ensemble, il est bon de suivre un traitement complet comprenant des séances individuelles, familiales et de groupe, en sachant clairement que la lutte sera longue, difficile et que son issue est imprévisible. Pour certaines dépendances, il est également nécessaire de recourir à un traitement médicamenteux.

Dans le cas des dépendances, la prévention reste la mesure la plus efficace. Comment sauver notre adolescent des influences néfastes ? C'est l'une des questions les plus importantes que doivent se poser les parents d'aujourd'hui à l'aube de la puberté. Et les réponses sont nombreuses. Il est recommandé de rechercher des solutions variées qui ne se limitent pas à des interdictions, des sanctions et des restrictions. Lorsque nous interdisons quelque chose, il est bon de pouvoir proposer une alternative. « Arrête ton téléphone/ton ordinateur ! » peut être accompagné d'une proposition d'activité alternative. Il existe déjà de bons programmes de développement personnel et d'orientation professionnelle spécialement conçus pour les adolescents, qui peuvent être très utiles ! Si vous rencontrez des difficultés à communiquer avec votre enfant, prenez des mesures à temps, avant qu'il ne soit trop tard ! Les dépendances sont plus faciles à prévenir qu'à guérir.

Être parent dans le contexte actuel, où les influences extérieures sont illimitées, est un défi de taille. Les parents d'aujourd'hui doivent constamment trouver un équilibre entre leur rôle d'autorité et celui d'ami de leur enfant. L'institution familiale est en crise et les rôles de l'homme et de la femme, de la mère et du père ont déjà beaucoup changé. Cela a une influence sur les enfants et il n'est pas juste d'attendre d'eux qu'ils soient parfaits alors que nous ne le sommes pas nous-mêmes. Si nous jugeons et comparons les valeurs et les attitudes d'aujourd'hui avec celles d'autrefois, nous risquons de perdre le contact avec nos enfants. Pour bien communiquer, il est important de toujours essayer de comprendre l'époque dans laquelle ils vivent, sans nécessairement la rejeter et s'opposer à tout ce qui est nouveau et différent de ce que nous connaissons, à condition bien sûr que cela ne mette pas en danger leur vie et leur santé. Il existe une tendance conservatrice chez l'être humain à croire que le passé était meilleur que le présent et que l'avenir. Cette conviction repose davantage sur la nostalgie de la jeunesse que sur la logique, il n'est donc pas très utile de s'y abandonner, car elle creuse le fossé entre les générations. La pratique montre que les personnes en bonne santé mentale sont celles qui parviennent à accepter les changements et à s'adapter au moment présent. La résistance n'a de toute façon pas le pouvoir d'arrêter le temps, elle ne fait que limiter nos propres capacités à faire face.